La saison d’automne commence, synonyme de rentrée scolaire au Canada. Mais pas au Japon ! Alors, comment ça se passe là-bas ? Nous allons explorer ensemble les différences entre la vie scolaire au Japon et chez nous. Pour les amateurs de manga School, cet article contiendra des références à plusieurs manga intéressants se passant dans une école japonaise !

D’abord, saviez-vous que l’école au Japon commence en avril ? Cela peut sembler évident pour les habitués de manga School, car avril est la saison de l’éclosion des sakura et de l’arrivée du printemps, symboles de renouveau. Mais plus que cela, en fait, le choix du début de l’année scolaire japonaise est en réalité faite pour coïncider avec l’année fiscale, qui est la période durant laquelle le gouvernement organise toutes les affaires qui relèvent des finances publiques. Ce n’est donc pas uniquement culturel. D’ailleurs, durant l’ère Meiji, l’année fiscale était même organisée pour commencer en automne. Ce n’est qu’au début des années 1900 que le mois d’avril devint la norme, avec une loi indiquant que les écoles Shôgakkô, Chûgakkô et Kôkô devaient commencer l’année scolaire le 1er avril et se terminer le 31 mars de l’année suivante.

Les écoles au Japon

Shôgakkô 小学校, Chûgakkô 中学校 et Kôkô 高校 sont respectivement l’école primaire, l’école secondaire junior (notre secondaire) et l’école secondaire senior (notre cégep). Suite à 6 années de Shôgakkô, les étudiants feront 3 années de Chûgakkô et finalement 3 années de Kôkô, après quoi ce sera généralement l’université ou les autres écoles de formation qui les attendront.

Culturellement, le Shôgakkô et le Chûgakkô sont des écoles beaucoup plus accessibles, faisant partie de l’éducation obligatoire, mais le Kôkô est considérée comme faite pour les élèves aptes à se préparer aux études supérieures, donc l’université. C’est pourquoi la compétition au Kôkô est beaucoup plus forte et que les élèves doués et ceux moins doués vont être séparés dans des classes différentes. La compétition intense et le changement d’établissement scolaire font qu’une toute nouvelle vie commence pour les élèves de Kôkô. Pour les japonais, passer de Chûgakkô à Kôkô, c’est passer d’adolescent en bas âge à futur jeune adulte responsable de la société.

Si on compare au Québec, où l’école secondaire dure 5 ans et ensuite les élèves choisissent généralement 2 années de cégep pour ceux qui visent l’université, on peut donc voir que les Japonais entrent à l’université un an plus jeunes que les Québécois.

Les vacances et autres détails intéressants

Il y a en général trois périodes de vacances scolaires : d’abord environ 1 mois/ 1 ½ mois entre mi-juillet et fin août, puis vers la fin de l’année, un petit 10 jours fin décembre, puis finalement, les vacances de printemps, 10 jours entre fin mars et avril. Ce sont ces vacances qui seront souvent mises en avant dans les manga shôjô puisqu’elles sont l’opportunité parfaite pour des rendez-vous amoureux. Mais alors que les étudiants canadiens profiteront de tout l’été avant une rentrée scolaire, souvenez-vous que l’été, pour les japonais, sont à l’intérieur d’une année scolaire. Ce qui explique les nombreux devoirs à remettre à la fin de ceux-ci, de quoi ruiner l’été des étudiants ! Mais également, entre la fin d’une année scolaire et la rentrée prochaine, il n’y a que 10 jours de repos. Un rythme qui diffère considérablement des écoles au Canada.

Ce rythme scolaire est particulièrement bien illustré dans Wolf Girl and Black Prince, où on voit qu’un changement d’année scolaire est plutôt banal et que les personnages n’ont pas vraiment le temps de se manquer, alors que les vacances d’été, elles, représentent une période beaucoup plus longue où, sans contact, c’est dur pour les couples !

Kuroko’s Basketball montre également très bien ce rythme scolaire, où le premier tournoi, Interhigh, se tient au tout début des vacances d’été, donnant ensuite aux élèves de longues vacances pour se reposer. C’est durant cette période de vacances que les protagonistes iront dédier tout leur temps à s’entraîner afin d’être encore bien meilleurs pour le tournoi national, la Winter Cup, qui a lieu vers novembre à mi-décembre. Ce même rythme s’impose pour à peu près tous les clubs de sports à l’école Chûgakkô ou Kôkô, puisqu’une fois le tournoi terminé, les élèves auront de janvier jusqu’à mars pour se concentrer uniquement sur leurs études afin de valider leur année scolaire.

La vie scolaire

Mais alors, qu’en est-il de la vie scolaire en elle-même ? Dans les manga, on a tendance à voir autant de shôjô où la vie de club est totalement oubliée que de mangas de sports ou de hobby où tout le monde semble faire partie d’un club.
La réalité, c’est que la vie de club donne énormément d’opportunités de se faire des amis avec qui partager une même passion. C’est cette raison première qui poussera les jeunes étudiants à s’y inscrire, comme dans le cas des personnages principaux de Chihayafuru, manga sur le karuta, les compétitions d’un jeu traditionnel japonais.
Pour d’autres, comme c’est le cas des personnages de Diamond no Ace ou Kuroko’s Basketball, les activités de club prennent carrément le pas sur les cours puisqu’elles les préparent à leurs carrières futures.
Bien sûr, certaines activités de clubs auront plus de mal que d’autres à devenir un travail plus tard, comme dans le cas de Au grand air, où il s’agit là surtout de hobby.

Dans d’autres manga comme GTO, la vie de club est carrément négligée car on se retrouve dans un cégep préparatoire, dont le but principal est de former les élèves à passer une sorte d’examen national, appelé le Daigaku Nyûshi Sentâ Shiken 大学入試センター試験, qui détermine si les élèves entreront dans de bonnes universités ou non. Cet examen devenant la source de tous les maux, extrêmement compétitif et déterminant de l’avenir des jeunes japonais, sera la principale préoccupation de la plupart des élèves dans les cégeps dits “d’élite”.

Ces deux différentes façons de vivre la vie scolaire montrent les réalités pour certains et pour d’autres jeunes Japonais. Quant au Canada, il est généralement plus admis que les hobby et activités sont organisés en dehors du milieu scolaire des écoles secondaires. La vision est ici donc souvent que pour les jeunes Canadiens, l’école est une corvée, un médicament amer à avaler, alors que pour les jeunes Japonais, l’école est avant tout leur principal devoir et la vie scolaire est donc beaucoup moins souvent perçue comme un mauvais moment à passer mais plutôt comme un moment important et nécessaire.

Cette passion pour la vie scolaire peut se refléter directement dans les mangas que j’ai cités jusqu’ici. Si cela attise votre curiosité, ils sont tous disponibles à découvrir chez O-Taku.

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