🎊 Chronique de David – 05 janvier 2021 🎊

Célébré depuis des siècles au Japon, le nouvel an japonais, ou l’oshogatsu, était autrefois, au même titre que le nouvel an chinois, basé sur le calendrier chinois. Ce n’est qu’à partir de 1873 que le Japon décide de changer sa tradition et d’adopter le calendrier grégorien. Ce qui depuis cette époque, rend le 01 janvier de chaque année le jour officiel du oshogatsu.

Tout comme nous Occidentaux, les japonais aiment démarrer l’année sur de bonnes résolutions. Et pour ce faire, il existe tout un petit cheminement. Les derniers jours de décembre sont donc propices à un branle-bas de combat au sein du foyer familial, un grand nettoyage nommé Osoji.

Ce grand nettoyage consiste en plusieurs étapes :

  • On change le papier des Shoji (les portes coulissantes traditionnelles)
  • On remplace les objets abimés
  • On aère les tatamis.
  • On liquide les affaires en cours.
  • On règle les dettes en suspens avant d’entamer l’omisoka (le réveillon du 31 décembre)

Après ce ménage purificateur, on décore ensuite la maison de trois choses:

  • Un Kadomatsu (un arrangement floral issu de l’ikebana).
  • Un Shimenawa (corde sacrée utilisée au Japon, constituée de torsades de paille de riz). (image 2)
  • On dépose une offrande dans le tokonoma de la maison. (image 3) (une petite alcôve au plancher surélevé en tatami).

Il est également de coutume, aux alentours de minuit de se rendre au sanctuaire Shinto ou au temple bouddhiste pour le Hatsumode (la première visite au temple). Cette première visite annuelle au temple est avant tout un moment pour prier et méditer sur les prédictions : omikuji de la nouvelle année.

D’un point de vue moins religieux, il n’est pas rare de rendre visite à la famille et aux amis dans les premiers jours qui suivent le 1er janvier. On souhaite également les vœux de bonne année grâce aux cartes postales : Nengajo, tradition encore respectée qui date de l’époque d’Heian. Il est préférable de synchroniser l’envoi pour que les cartes arrivent le 1er janvier pour le mieux ou du moins jusqu’au 7 janvier au plus tard. Pendant les premiers jours de l’année, la tradition veut que l’on ne fasse rien, même pas la cuisine.

Les vœux se souhaitent en disant « y oi o-toshi o » (よいおとしを?, litt. « bonne année ») jusqu’au 31 décembre, « akemashite omedetō » (あけましておめでとう?, litt. « félicitations à l’aube [de cette nouvelle année] ») à partir du 1er janvier.

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