Rôle pas évident à tenir, il n’est pas non plus facile pour un mangaka de créer un villain, charge ardue s’il en est. Les mangaka doivent souvent trouver l’équilibre parfait entre style, pouvoirs et détermination afin de créer un méchant de qualité. Mais comment peut-on les classer? Quels sont les différents types de méchants? Dressons ensemble les différents portraits des méchants dans nos mangas préférés en se posant la question suivante : qu’est-ce qu’on attend d’un bon méchant?

L’idéologue

Rêveur et visant un idéal, le méchant idéologue est un méchant qui utilise sa tête et tous les outils qui peuvent se présenter à lui. Opportuniste et souvent manipulateur, seul le but qu’il s’est fixé a d’importance. Suivant un plan bien construit, il fera tout pour élaborer et mettre à exécution son plan. La fin justifiant les moyens, rien d’étonnant à le voir retourner sa veste afin d’accomplir ses desseins.

-Pain (Naruto)
-All for one (My hero academia)

Le tyran

Le tyran est un méchant respectueux ! Prônant un respect maladif envers la force brute, il sera généralement friand de la loi du plus fort. Chacun a sa place dans sa pyramide des pouvoirs, et, se situant au sommet, il trouve évident que cela soit lui qui gouverne les plus faibles. Pour le héros, il n’y aura pas de résolution à l’amiable possible : malgré ses belles valeurs pacifiques, il devra faire usage de ses poings, brisant ainsi la chaîne tyrannique (prendre l’ascendance sur le méchant et prouver qu’il est le plus fort).

-Freezer (Dragon ball)
-Sukuna (Jujutsu Kaisen)

Le genie du mal

À l’opposé du tyran, le génie du mal, au lieu de faire parler les poings, utilisera son intelligence. Revêtant une optique plus psychologique mettant en avant des compétences uniques, le génie du mal aura un plan bien défini qu’il se devra de suivre. Intelligence et vivacité d’esprit seront les maître mots dans ses plans.

-Kira (Death note)
-Orochimaru (Naruto)

Le méchant… bête et méchant

Souvent présent dans les gag mangas, le méchant bête et méchant est assez compliqué à comprendre et surtout à prendre au sérieux. Servant souvent de faire-valoir au héros, il ne représente pas tant une menace pour notre protagoniste. Il est plutôt sans réelle saveur. Très caricatural, il fera très vite partie du passé au risque d’être oublié par les lecteurs et parfois même par le héros lui-même !

-Yamcha (Dragon ball)
-Bacterian (Dragon ball)

Le futur anti-héro

Ancient méchant, il est sur le fil entre le tyran et l’idéologue, au détail près que le héros a su, grâce à la force de ses valeurs, le déstabiliser et a permis par là-même une remise en question de ses actions et de ses valeurs. Anciennement méchant, il représentera souvent un nouveau personnage qui rejoindra le héros dans sa quête. Cherchant la rédemption à cause de ses actions du passé, ce méchant deviendra un adjuvant et aidera souvent à la maxime du héros.

-Musica (Rave)
-Végéta (Dragon ball)

le vengeur

Poussé par un drame, par un désir de restaurer son honneur ou un désir de vengeance pur, le vengeur aura une forte réticence à faire confiance à autrui. Il représentera un défi de taille pour le héros qui souhaitera le ramener à la raison. Parti pour s’enfoncer dans une spirale de haine et pour imposer à autrui le désespoir et la détresse qu’il ressent, le vengeur n’aura aucune pitié à appliquer sa sentence. Seul l’accomplissement de sa vengeance pourra stopper cette machination en marche.

-Scar (Fullmetal alchemist)
-Sasuke (Naruto)

Le savant fou

À ne pas confondre avec le génie du mal, le savant fou n’a pas pour vocation de faire le mal à proprement parler. Toutes les actions qu’il réalise, il les fera pour le bien de la science, peu importe ses méthodes. Ce méchant n’aura qu’un but : faire avancer la science, il se dédouanera par là de sa part de responsabilités des atrocités qu’il commettra.

-César clown (One Piece)
-Faust (Shaman king)

Le destructeur

N’aspirant qu’à plonger le monde qui l’entoure dans le chaos le plus absolu, ce genre de méchant sera souvent le survivant d’un drame, n’ayant pour quotidien que ce chaos unilatéral. Il tentera de fuir sa réalité chaotique en l’infligeant à autrui, cherchant ainsi une échappatoire à sa situation. Souvent issu d’un trauma vécu plus jeune, le destructeur n’est plus considéré comme un être humain mais plus comme un monstre incontrôlable qui n’a plus aucune conception pertinente de ce qui l’entoure. Une seule chose compte : détruire et apporter la désolation. Pourtant ce portrait de méchant peut représenter un très haut potentiel de rédemption !

-Chrona (Soul eater)
-Shigaraki (My hero académia)

Le héros !

Le premier méchant qui se présente au héros est souvent le héros lui-même. De par sa condition ou via le pouvoir qu’il développe, le premier défi qu’un héros de shônen devra surmonter sera de battre la part sombre de lui-même. Allant parfois à mettre en relation un autre personnage dans un même corps, cet alter ego maléfique représentera le plus gros défi que notre héros pourra rencontrer.

-Kuybi et Naruto (Naruto)
-Yûji et Sukuna (Jujutsu Kaisen)

Le joker

Ce personnage complètement chaotique mais neutre représente une véritable énigme pour le héros et pour le lecteur. Ce méchant égoïste et égocentrique se révèlera très souvent un manipulateur incroyable. On ne sait jamais sur quel pied danser avec ce type de méchant, il faut avant tout prendre en considération qu’il ne pensera jamais qu’à lui-même et à ce que chaque situation pourra lui apporter. Véritable girouette, un jour il sera l’allié du protagoniste et le lendemain son pire cauchemar. Il sera donc très compliqué de cerner son idéologie.

-Hisoka (Hunter x Hunter)
-Fujisaki Koto (Noragami)

On vient de le voir : des méchants, il y en a de toutes sortes ! Difficile, il est vrai, de choisir quel méchant nous plaît le plus dans toute cette pléthore de choix. De mon point de vue, il est important que le méchant reflète la nature humaine en complémentarité au héros. Tous deux doivent trouver un juste milieu, un équilibre. Mais pas que, puisque ce qui rend un méchant intéressant, c’est la motivation qu’on lui donne : il doit suivre une sorte de justice même si elle est très personnelle, il doit y croire et, plus encore, il faut que le lecteur y croie. Il faut que son but soit juste et bien sûr il doit vouloir imposer sa vision des choses : s’il est convaincu que sa pensée est la bonne, là, cela devient intrigant. Si on est capable de comprendre ses motivations en inversant notre point de vue et en se mettant dans sa peau, on en arrive inévitablement à une certaine empathie, même brève. Bref, le pari s’avère gagné.
Et vous, quel est votre méchant préféré ? Laissez-le nous savoir dans les commentaires !

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