On a craqué pour Shy, la nouvelle publication très attendue de chez Kana, il fallait donc absolument qu’on vous en parle, alors que sa sortie au Québec est imminente.

Dans un monde où super-héros est devenu un métier à part entière, chaque pays désigne son représentant national qui sera en charge de sauver la population, maintenir la paix avec l’international et donner aux gens un message perpétuel d’espoir.

Teru Momijyama, alias Shy, l’héroïne du Japon, est assez controversée : son caractère extrêmement timide la handicape énormément : pas question pour Shy de prendre la parole en public, de faire de beaux discours pour rassurer ses admirateurs ou faire rayonner le Japon à l’international. Alors, le jour où l’un de ses sauvetages se termine avec un accident impliquant une civile, devant les quolibets et les attaques, Shy se remet en question : est-elle vraiment faire pour être une super-héroïne ? Pourquoi n’est-elle pas capable de sauver tout le monde, tout le temps ? Et, quand elle découvre que la nouvelle élève de sa classe n’est autre que la jeune fille accidentée par sa faute, Shy n’a d’autre choix que d’affronter ses peurs et ses décisions et de partir à la recherche de la véritable nature de ses pouvoirs.

Ecrit par Miki Bukimi, jeune auteur dont Shy est la première oeuvre publiée. Shy a débuté en 2019 au japon dans le magazine Shônen Champion et sept tomes sont déjà parus en VO

On retrouvera dans Shy une protagoniste extrêmement attachante, tant dans sa version Shy, la super-héroïne en remise en question existentielle que dans sa version Teru, la timide jeune fille discrète et effacée. Tout comme les traits de caractère d’Usagi, quand elle se transforme en la pulpeuse Sailor Moon, s’exacerbent en même temps que sa puissance, le manque de confiance est décuplé dans la Teru version Shy.

On est pourtant loin ici du style shojo sentai (magical girl). Le seul élément qui pourrait nous y faire penser est la transformation physique de Teru lorsqu’elle enfile ses bracelets de pouvoir : d’une petite brune à lunette rachitique en uniforme d’écolière, elle devient cette jolie blonde en justaucorps collant et bottes cuissardes à talons hauts.

La ressemblance avec le shojo sentai s’arrête là puisque le scénario est vraiment du type shônen, et même plus précisément shônen nekketsu. Tout comme Deku rêve d’intégrer une école de super héros alors qu’il n’a pas de pouvoirs, tout comme Luffy se passionne pour le plus grand trésor recherché par tous alors qu’il n’a jamais mis les pieds sur un bateau, tout comme ?? s’accroche pour devenir le plus grand joueur de volley-ball alors qu’il est bien trop petit, Shy a un rêve, un rêve qui l’obsède jour et nuit : la paix et la sécurité pour tous. Puisqu’elle a été désignée comme la super-héroïne du Japon, elle veut sauver tous les Japonais. Et elle fera tout pour y arriver… jusqu’à oublier sa propre sécurité.

Après ce premier volume, on imagine très bien Shy, surmontant une à une les épreuves, triomphant de sa timidité maladive, augmentant jour en jour sa puissance, et grandissant avec ses lecteurs.

Un scénario très classique donc, mais, dont, soyons honnêtes, on ne se lasse pas, d’autant qu’il est soutenu par des graphismes de toute beauté auxquels il serait malvenu de ne pas rendre hommage !

Qu’ils s’appellent Goku, Luffy, Gon, Naruto, Midoriya ou Shy, quelle que soit leur quête et leur génération, toujours plus fort est leur potentielle, toujours plus grande leur détermination, et c’est cela qu’on aime.
Alors notre conseil : suivez les aventures de Shy car elle n’a probablement pas fini de vous étonner !

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